Structures internes vues par un psychanalyste

Article suivant : Structuralisme, quelques concepts

Savoir névrotique et savoir psychotique. Deux schémas de Contardo Calligaris similaires à ceux qui illustrent le fonctionnement d’internet : l’un organisé autour d’un pôle central et l’autre organisé sans référence centrale.

« Il considérait comme son privilège propre de pouvoir dire ce qu’il me dit un jour où je discutais sa théorie du parricide primitif : « Bah ! ne prenez pas tout ça au sérieux. c’est une chose que j’ai rêvée un dimanche de pluie. »

Avant Propos

J’avais diffusé un résumé des alertes de Benjamin Bayart à propos d’Internet, outil d’intercommunication moderne basé sur le partage et tissé sur un modèle de système acentré, en devenir de structure centrée : l’enjeu est d’actualité, et me concerne, même moi, Madame Michu du Net. Il me reste à comprendre les codes des experts, à me faire aider pour tenter d’appliquer concrètement l’internet libre.

Je me suis ensuite penchée sur les investigations des archéologues à propos de l’émergence de nos premières sociétés complexes, comment elles ont pu se centraliser, et il est apparu que contrairement aux idées préconçues, certaines des plus anciennes civilisations étaient sophistiquées et vivables hors conflits et guerres.

Cette remise en question des fondements supposés de notre humanité est on ne peut plus honorable, et ouvre d’autres perspectives sur notre avenir. L’enjeu y est aussi politique, et social, et me concerne, moi, la Madame Nichu de la Préhistoire, puisque je vis en société et me demande pour quel chef le moins pourri j’aurai à voter bientôt (… ou pas).

Structures et fondements de la psychanalyse

 Au même titre que je m’identifie volontiers en Madame Pichu de la psychanalyse, (et pourquoi pas en Madame PsychotiqU si cela peut titiller la clique des « Bidocouillons du Sacré » chanellisés sur leur observatoire hiérarchisé -Pouah ! Beurk !- ), me questionner sur ses fondements est tout aussi légitime, puisqu’elle propose « une cure » à la souffrance psychique.

Et  pour valider des théories développées sur le champ si discutable et intangible de l’inconscient malgré les expériences cliniques « de terrain », elle s’est inspirée des « malaises » d’une société prétendue primitive pour construire des structures.

Il est d’autant plus important de se demander d’où proviennent ces échafaudages structuraux, qu’ils représentent encore la référence centrée pour la plupart des membres du « Corpus Psy » actuel.

Faux départs et impasses ?

En admettant que quelques uns d’entre eux ont émis l’hypothèse d’une erreur de base, et l’intérêt d’éliminer « les faux départs et impasses » comme ont eu l’honnêteté de l’entreprendre les membres du « corpus Archéologie », d’autres continuent de s’y appuyer, puisque… ça marche (pour certains). Enfin, c’est ce que je suppose, sinon je ne vois pas pourquoi ils persévèreraient dans cette voie ?

A une époque relativement récente d’avant guerre, la Psychanalyse élabora des schémas différentiels, prenant essor grâce au courant du « Structuralisme », et si le vocabulaire a remplacé les thermes « structure névrosée » par « organisation », ou encore « structure de l’être névrosé ou psychotique » , le concept fait toujours loi.

L’article suivant développera quelques concepts du « Structuralisme ».

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